Le Royaume-Uni a décidé d’imposer une taxe au kilomètre sur les véhicules électriques et hybrides rechargeables à partir d’avril 2028, avec l’objectif de compenser la baisse des recettes fiscales liées aux carburants. Cette redevance, appelée «Electric Vehicle Excise Duty» (eVED), coûtera environ 2,2 centimes d’euro par kilomètre pour les voitures 100% électriques et 1,2 centime pour les hybrides. Avec un automobiliste parcouriant 15 000 kilomètres par an, cela pourrait représenter plusieurs centaines d’euros de taxes annuelles. Pendant ce temps, la France, bien qu’aucune taxe similaire ne soit actuellement prévue, doit envisager des mesures alternatives face à un éventuel manque à gagner fiscal de 13 milliards d’euros par an d’ici 2035, résultat de l’électrification croissante de son parc automobile.
Le gouvernement britannique a récemment pris une initiative qui pourrait faire écho de ce côté-ci de la Manche. À partir d’avril 2028, le Royaume-Uni mettra en place une taxe baptisée «Electric Vehicle Excise Duty» (eVED) pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables, visant à compenser la baisse des recettes fiscales sur les carburants. Cela soulève la question: la France pourrait-elle suivre cette voie et instaurer également une taxe au kilomètre pour les voitures électriques ? Explorons cette hypothèse.
Le développement des véhicules électriques : un défi pour les recettes fiscales
Alors que les voitures électriques gagnent en popularité, les recettes fiscales traditionnelles provenant des carburants diminuent considérablement. Cette situation est problématique pour les gouvernements, qui doivent financer les infrastructures routières et les transports. En France, des projections avancent un manque à gagner annuel de 13 milliards d’euros d’ici 2035. Il n’est donc pas surprenant que les autorités se penchent sur de nouvelles formes de fiscalité automobile.
Le modèle britannique : une inspiration ?
Le modèle du Royaume-Uni pourrait bien constituer un exemple à suivre pour la France. En effet, la nouvelle redevance appliquera un tarif de 3 pence par mile pour les voitures 100 % électriques, et 1,5 pence pour les hybrides rechargeables. Pour un conducteur parcourant 15 000 kilomètres par an, cela peut représenter plusieurs centaines d’euros à régler chaque année. Cette initiative pourrait rapporter plus d’un milliard de livres sterling dès la première année, un chiffre qui donne à réfléchir.
Gestion et contrôle : un système à imiter ?
Le mécanisme britannique repose sur le renouvellement de l’immatriculation, où les conducteurs doivent déclarer le nombre de kilomètres parcourus. Ce compteur sera également vérifié lors du contrôle technique. Une telle approche pourrait donner des idées aux autorités françaises. Pour une mise en œuvre efficace de la taxe, des systèmes de contrôle et de déclaration similaires pourraient être envisagés pour s’assurer que tous les automobilistes respectent la réglementation.
Vers une taxe au kilomètre en France ?
Aujourd’hui, la France n’a pas encore instauré de taxe au kilomètre. Néanmoins, les décideurs doivent se rendre à l’évidence : avec l’électrification croissante du parc automobile, cette question pourrait rapidement devenir incontournable. Des discussions sur des alternatives à la fiscalité traditionnelle, comme une surtaxe à l’immatriculation ou d’autres dispositifs, sont peut-être déjà à l’ordre du jour. Les gouvernements, à l’image du Royaume-Uni, cherchent de nouvelles sources de financement face à la transition électrique.
Le rôle des pays pionniers
Le Royaume-Uni n’est pas le seul à envisager des solutions innovantes. D’autres pays, comme la Nouvelle-Zélande et l’Islande, ont déjà mis en place des dispositifs similaires pour les véhicules électriques. Ces exemples serviront sans doute de modèle pour des pays européens comme la France. Les enjeux environnementaux et économiques imposent d’agir rapidement et efficacement.
Conclusion : une réforme nécessaire ?
Alors que le royaume britannique avance sur la voie de la réglementation des véhicules électriques, la France pourrait-elle prendre exemple sur ce modèle ? Le défi de la fiscalité automobile dans un monde où l’électrique prend le pas sur le traditionnel est une réalité que le pays ne peut ignorer. Les répercussions pour l’avenir des automobilistes et des infrastructures routières pourraient être considérables. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet article sur la fiscalité automobile en France ici.
Comparaison des taxes au kilomètre sur les voitures électriques
| Axe de comparaison | Royaume-Uni | France |
|---|---|---|
| Type de taxé | eVED pour véhicules électriques et hybrides | Aucune taxe actuelle prévue |
| Taux appliqué (100% électriques) | 3 pence par mile | Non défini |
| Taux appliqué (hybrides rechargeables) | 1,5 pence par mile | Non défini |
| Kilométrage annuel moyen | 15 000 km générant des coûts | Scénario futur incertain |
| Objectif de recettes fiscales | Plus d’un milliard de livres dès la première année | Potentialité d’un manque à gagner de 13 milliards d’euros d’ici 2035 |
| Mécanisme de contrôle | Évaluation lors du contrôle technique | Aucun dispositif mis en place |
Le Royaume-Uni a récemment annoncé l’introduction d’une nouvelle redevance, la Electric Vehicle Excise Duty (eVED), qui taxera les kilomètres parcourus en voitures électriques. Cette décision, qui entrera en vigueur en avril 2028, reflète une préoccupation croissante face à la diminution des recettes fiscales provenant des carburants traditionnels. Le coût de cette redevance pourrait représenter une dépense significative pour les conducteurs, amenant ainsi à s’interroger sur la possibilité d’une réforme similaire en France.
En effet, si le gouvernement britannique s’attaque à cette question, la France devra également envisager l’impact budgétaire de la transition vers l’électrique. Les prévisions de la Direction générale du Trésor sont sans appel : d’ici 2035, le manque à gagner pourrait atteindre 13 milliards d’euros par an, et les pertes pourraient dépasser les 30 milliards d’euros en 2050. Une situation qui pousse les autorités françaises à réfléchir à de nouvelles formes de fiscalité automobile.
Les alternatives possibles incluent une taxe au kilomètre, des surtaxes à l’immatriculation, ou d’autres dispositifs innovants pour compenser la baisse des recettes. Bien que pour l’instant aucune mesure concrète ne soit en cours, l’adoption d’un système similaire à celui du Royaume-Uni pourrait un jour devenir inévitable. Le besoin de financer l’entretien des routes et des infrastructures de transport devra être pris en compte dans le cadre de la transition énergétique.
Ce débat est d’autant plus pertinent que d’autres pays, tels que la Nouvelle-Zélande et l’Islande, ont déjà mis en œuvre des dispositifs similaires, soulignant un mouvement international vers la taxation des véhicules électriques. Les automobilistes français pourraient donc se retrouver, dans un avenir proche, à devoir déclarer leur kilométrage, tout en espérant que cette mesure soit envisagée de manière équitable et pragmatique.

