Stellantis, le constructeur italo-franco-américain, a récemment annoncé une perte nette record de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, marquant ainsi la plus grande perte enregistrée par un groupe français depuis Vivendi en 2002. Ce bilan décevant est principalement dû à des charges colossales de 25,4 milliards d’euros, liées à une révision de la stratégie électrique du groupe. Face à des ventes bien en dessous des attentes, Stellantis a décidé de réduire sa production dans le secteur des véhicules électriques pour se concentrer sur les modèles à essence et diesel. Malgré une légère hausse des ventes en volume, le chiffre d’affaires a chuté de 2% à 153,5 milliards d’euros, exacerbant les défis auxquels le constructeur est confronté sur un marché en mutation rapide.
Le constructeur automobile Stellantis, qui regroupe 14 marques emblématiques, a frappé un grand coup en annonçant une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025. Cette situation catastrophique, la plus lourde depuis l’énorme débâcle de Vivendi en 2002, laisse entrevoir des perspectives inquiétantes pour l’avenir du groupe italo-franco-américain. Comment en est-on arrivé là ? Plongée dans les raisons de ce plongeon spectaculaire.
Une perte record qui fait froid dans le dos
La perte colossale de Stellantis s’explique par des charges vertigineuses atteignant 25,4 milliards d’euros. Ces dépenses sont destinées à financer la réduction de la production de voitures électriques, dont les ventes se révèlent décevantes par rapport aux prévisions initiales. Le constructeur a donc décidé de revenir à des modèles à essence et diesel, une transition qui semble plus que nécessaire dans le climat économique actuel.
Les raisons de cette débâcle
Ce virage stratégique est d’abord motivé par le ralentissement du développement des véhicules électriques aux États-Unis, qui est le premier marché pour Stellantis, perturbé par la suppression des aides fédérales durant l’administration Trump. Antonio Filosa, le nouveau directeur général, a récemment mis en avant le fait que la stratégie adoptée par son prédécesseur était trop optimiste, quant au rythme de transformation vers l’électrique. Cette remise en question s’étend même à l’Europe, où il juge les exigences de Bruxelles sur le passage à l’électrique comme irréalistes.
Impact sur la production et le marché
Les provisions financières annoncées par Stellantis vont notamment entraîner l’arrêt de certains modèles électriques et le gel de projets d’usines de batteries en Amérique du Nord. La situation est d’autant plus alarmante compte tenu de la morosité ambiante dans le secteur automobile. Stellantis s’inscrit dans un contexte de baisse des ventes de voitures électriques non seulement aux États-Unis mais également sur le Vieux Continent.
Comparaison avec d’autres géants de l’automobile
Ce déficit record pour Stellantis est sans précédent pour un groupe automobile français. Il dépasse même celui de Renault en 2020, qui avait enregistré une perte de 8 milliards d’euros. De plus, le constructeur doit partager les feux de la rampe avec d’autres géants de l’industrie tels que Ford et General Motors, qui, eux aussi, ont dû faire face à des charges lourdes dues à la faible demande pour les véhicules électriques.
Les mesures à venir et espoir d’un redressement
Au fil des derniers mois de l’année 2025, Stellantis a tout de même connu une légère remontée de son chiffre d’affaires, avec une hausse de 10% au second semestre, compensée par une augmentation des livraisons de 39% aux États-Unis. Pour l’année 2026, le constructeur affiche une projection plutôt optimiste, tablant sur l’amélioration de son chiffre d’affaires grâce à de nouveaux modèles, principalement des pick-up thermiques.
Les défis de l’électrification
Stellantis se trouve ainsi à un carrefour : doit-il vraiment abandonner définitivement l’électrique pour retrouver des couleurs ? La réponse à cette question complique davantage le paysage automobile, déjà perturbé par une demande inégale à l’échelle mondiale. Alors que la Chine explose les compteurs en matière de ventes de voitures électriques, les États-Unis n’atteignent que 8% de parts de marché, laissant l’Europe avec une part approximative de 20%, encore bien fort loin des objectifs de 90% fixés par l’Union Européenne pour 2035.
Conclusion : un avenir incertain pour Stellantis
Stellantis se retrouve face à un défi majeur : jongler avec les attentes du marché tout en respectant des réglementations parfois jugées délirantes. Les choix financiers engagés sous l’ère de Carlos Tavares, qui ont mis la pression sur les fournisseurs, les effectifs et la qualité, sont maintenant remis en question. La route vers un renouveau solide semble semée d’embûches, alors que le groupe tente de se réinventer dans un monde automobile en pleine mutation.
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Comparaison des pertes de groupes français historiques
| Groupe | Détails des pertes |
|---|---|
| Stellantis (2025) | 22,3 milliards d’euros – Perte due à des charges massives sur les véhicules électriques et à une stratégie mal adaptée. |
| Vivendi (2002) | 23,3 milliards d’euros – Crise suite à des investissements risqués et une chute de la rentabilité. |
| France Télécom (2002) | 20,7 milliards d’euros – Effets de la bulle Internet et répercussions de la concurrence accrue. |
| EDF (2022) | 17,9 milliards d’euros – Impact de la crise énergétique et gestion des infrastructures dégradées. |
| Renault (2020) | 8 milliards d’euros – Résultats affectés par la pandémie et la baisse des ventes. |

Stellantis en chute libre : la plus grande perte jamais enregistrée par un groupe français
En 2025, Stellantis a connu une débâcle financière monumentale, enregistrant une perte nette de 22,3 milliards d’euros, un véritable record pour un groupe automobile. Ce désastre est le plus important constaté depuis l’afflux de Vivendi en 2002, un fait marquant qui a plongé l’ensemble du secteur automobile dans l’incertitude. Le constructeur italo-franco-américain, façonné par ses 14 marques emblématiques telles que Peugeot, Fiat, Jeep et Citroën, a été durement touché par des charges de 25,4 milliards d’euros liées à des erreurs stratégiques dans sa transition vers les véhicules électriques.
Le nouveau directeur général, Antonio Filosa, a récemment admis avoir « surestimé » la vitesse de cette mutation. La réalité du marché, particulièrement aux États-Unis, où la demande pour les véhicules électriques reste en deçà des attentes, a conduit à un tournant notoire pour Stellantis. Cette situation a généré un retournement vers le thermique, avec une relance des modèles à essence et diesel, assortie d’un plan de réduction de production des véhicules électriques.
La perception des marchés semble toutefois se redresser, avec une légère reprise observée dans les ventes depuis l’été 2025. Le chiffre d’affaires du groupe, bien que diminué de 2%, a connu une progression de 10% au second semestre, désormais portée par l’engouement pour les pick-up thermiques aux États-Unis. Cependant, le poids des droit de douanes et les exigences réglementaires de l’Union Européenne ajoutent à une complexité déjà imbriquée pour le constructeur. Stellantis se retrouve donc à un carrefour crucial, où chaque choix futur sera déterminant pour restaurer sa santé financière et sa position sur un marché en constante évolution.

